Comme un oiseau à bout d'errance,
Venant et allant avec persévérance,
Tu savoures sous un ciel de sérénité,
Ton envol gracieux vers l'éternité.
Comme une ombre drapée d'un linceul,
Escortée d'anges veillant sur ton seuil,
Tu t'élèves dans la sphère de félicité,
Pour revêtir ton corps d'immortalité.
Comme un convoi gorgé de lumière,
Mes larmes enlacent chaque prière,
D'amour semé qui soulage ma peine,
Pour embaumer ton absence soudaine.
Comme une onde renaissante à la vie,
Pour un au-delà absolu où ton âme survit,
Dans l'obscurité aux confins du trépas,
Ta constellation illumine tous mes pas.
Comme une douleur entourée de silence,
Tissant sur ma toile la réminiscence,
Seul ton regard aux courbes profondes,
Traverse mon désert chaque seconde.
Comme une voix nourrissant mon esprit,
L'écho se déverse sur mes sens épris,
Comblant le manque porté par la mémoire,
D'une force réveillant ce vieux grimoire.
Comme une main qui toujours me tient,
Je ressens ta chaleur d'un premier matin,
Consoler mes pleurs de ma tendre enfance,
En emmitouflant mon coeur sans défense.
Comme une bougie ardente proche du vivant,
Attisée par le souffle impalpable du vent,
Ta clarté déploie ses couleurs bien sages,
Pour embraser doucement mon visage.
Comme une femme égarée dans le lointain,
Résignée à la puissance inexorable du destin,
Il me faut avancer lorsque la pluie me blesse,
En offrant à ces heures vides mes faiblesses.
Même si ma plume meurtrie chavire aujourd'hui,
Par les souvenirs auréolés que le temps reproduit,
Ta présence muette se glisse dans mes pensées,
En gravant sur ma page l'émoi de ce dernier baiser.
Corinne
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